eur Gyan Mani Nepal, qui situe I'origine du mot dans le nom d'une peuplade de I'ouest appelee Nipa, venue de I'Inde par les montagnes et ayant traverse la riviere Gandaki. La voyelle I long de Nipa se serait transformee par un processus phonetique courant en la diphtongue correspondante e pour donner Nepa. Le suffixal ajoute ulterieurement aurait donne le nom actuel Cette hypothese n'est confirmee par aucun document epigraphique et l'etymologie du mot Nepal reste encore une enigme. Le mot Nepal a recouvert au cours des Siecles des territories differents. Jusqu'au XVIIIeme siecle, Nepal designait seculement la vallee de Katmandou. En 1769, Prithvi Narayan Shah, souverain de la dynastie de Gorkha unifia le royaume que nous cannaissons aujourd' hui et choisit Katmandou pour capitale. Ainsi le mot Nepal, dans le langage courant, continue encore aujourd' hui, de designer indifferemment la vallee de Katmandou et le royaume tout entire. L' appellation de 'nepal bhasa' (bhasa=langage) s'applique a la Katmandou, don't le role fut preponderant dans la culture (literature, architecture, sculpture, peinture…). Le mot 'Nepal' lui-meme est une variante du mot 'newar', il est difficile de determiner avec certitude lequel des deux procede de I'autre. Des glissements entre le 'w' et le 'p' et entre le 'r' et le 'I' sont des phenomenes frequents en phonetique evolutive. II existe encore plus de trente langues (ou dialects) parlees au Nepal. Parmi celles-ci le nepali est devenu langue officielle depuis I'occupation de la vallee de Katmandou par Prithvi Narayan Shah en 1769. Appele gorkhali du nom des Gorkhas, le nepali est deja connu hors des collines du Nepal central ou ilest parle, un siecle avant I'occupation Gorkha, comme en temoigne I' inscription du roi Pratap Malla (1670) a Rani Pokhari. Les textes les plus anciens remontent au XIVeme siecle. Le nepali y est mentionne sous le nom parbatiya, la langue des montagnes, en opposition a celle de la vallee de Katmandou (Nepal bhasa ou newari) et aux langues des plaines du sud. Renou privilegie, parallelement a Nepali, I'appellation de Khaskura - litteralement le parler des Khas, ou Indo-Nepalais. II emploie egalement le nom de pahari oriental, en raison de sa parente evidente avec une serie de parlers himalayens du Cachemire au Nepal, regroupes sous le terme de pahari (montagnard). Langue indo – aryenne, le Nepali appartient a la branche orientale du groupe indo-iranien, representee dans sa forme ancienne par le sanscrit (vedique puis classique), la grande langue de culture de I' Inde. L'indo-iranien ou aryen au sens proper – less Indo-Iraniens se designaient eux-memes par le nom d' Arya en Inde (Airya ou Ariya en Iran) – appartient lui0meme a la grande famille des langues indo-europeennes. Cette famille est le prolongement de I'indo-europeen commun, langue reconstituee par les linguistes partir des concordances, bien que non attestee par des documents ecrits. Elle englobe egalement les langues romanes. II existe done un cousinage entre le francais et le nepali. La notion de langue indo-europeenne doit etre rapportee a un processus evo I utif et consideree sous l'angle d' une 'synchronie dynamique, celle qui permet l'observation des changements en cours'. (Martinet) La decouverte de cette famille de langues est due a la grammaire comparee, discipline nee il y a pres de deux siecles a la suite de I'tude par les philologues occidentaux du sanscrit et ses correspondences multiples, tant au niveau grammatical que lexical, avec plusieurs langues europeennes (les seules exceptions notables etant le hongrois, le finnois, le lapon, I'estonien, le basque et quelques parlers locaux utilises surtout en U.R.S.S.). En 1789, dans un discourse a la Royal Asiatic Society de Calcutta, I'Anglais Sir William Jones, precurseur des comparatistes annoncait : 'La langue sanscrite, quelque ancienne qu' elle puisse etre, est d' une etonnante structure : plus complete que le grec, plus riche que le latin, elle l'emporte par son raffinement exquis, sur l'une ou l'autre de ces langues, tout en ayant avec elles, tant dans les raciness des mots que dans les formes grammaticales, une affinite trop forte pour qu'elle puisse etre le produit d' un hazard; si forte, meme, en effet, qu'aucun philologue ne pourrait examiner ces langues sans acquerir la conviction qu'elles sont en fait issues d' une source commune, laquelle peut-etre n' existe plus. II y a du reste une raison similaire, quoique pas tout a fait aussi contraignante, pour supposer que le gothique et le celtique,s'ils ont ete meles par la suite avec un parler different, n' en descendent pas moins en definitive de la meme origine que le sanscrit; on pourrait ajouter en outré a cette famille le vieux perse'. La linguistique comparative a confirme et developpe ses intuitions. Parmi les langues de la famille indo-europeenne, on distingue celles dites centum (prononcer ken' toum) de celles dites satem. Ces deux mots signifient cent, I'un en latin, I' autre en iranien. La difference essentielle reside dans la prononciation de l' initiale: K note c dans le premier cas, et la sifflante s dans le deuxieme cas. Le k est suppose etre la forme primitive. Le francais, en tant quee langue romane, est une langue centum, bien que nous prononcions cent non pas avec un k initial mais comme sent. Le c n'est en effet palatalize, dans notre langue, que devant I et e qui sont des voyelles articulees dans la regions palatale de la bouche, alors que les langues satem ont theoriquement palatalize tous les k d'origine europeenne, independamment des voyelles environments. La palatalisation s'est operee sur toutes les articulations occlusives de meme profondeu dans a bouche (Martinet). Cela s'appliqué notamment a la velaire sonore g. Un exemple particulerement intressant est celui du mot correspondent au francais connaissance, savoir par excellence, e'est-a-dire la gnose (du grec gnosis): ce mot s'ecrit en napali jnana, la palatale sonore initiate j etant le resultat de I'evolution satem du g. alors qu'en francais le g s' est maintenu dans gnse (en latin on trouve la forme gnosco). Dans la graphie, dite devanagari, utilisee pour ecrire le napali, la combinaison des letters j et n, les deux premieres du mot envisage ici, a ete consideree comme suffisamment importante pour donner lieu a I'adjunction dans I'alphabet d' n symbole unique representant cette cominaison jn. Ce symbole, sorte de compose phonemique, est traite come une letter a part entiere qui se trouve etre la derniere de I'alphabet devanagari. Or cette letre, compose de la palatale sonore et de la nasale correspondante, qui decrait donc se prononcer jna, est an realite une exception, la seule notable, de la rigueur phonetique de l'alphabet devanagari. Cette letter se pronounce en effet gya (=guia), ope  
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